mardi 22 novembre 2016

Extrait de mon roman "Forfait parental tout inclus: le bébé tant rêvé!


 Forfait parental tout inclus 
*
Première partie : le bébé tant rêvé!

Un enfant ne vient jamais seul…
      Une femme d’affaires a tout pour réussir sa vie : pour Catherine Abellard, le travail passe avant tout, même l’amour. Et c’est sans compter sa famille et ses amis qui émettent sans réticences leurs commentaires déplaisants sur le désert de sa vie privée. Pour couper court aux railleries de ces derniers, elle décide d’avoir un bébé grâce aux miracles de la science ou la procréation assistée, prétendant auprès des siens que c’est le fruit d’une aventure d’un soir. Sa vie prend alors un nouveau tournant. Tout semble aller pour le mieux jusqu’au jour où sa famille manifeste le désir de rencontrer le père biologique. Au bord du désespoir, elle sollicite l’aide d’un ami qui ne se fait pas trop prier. Commence alors une série d’aventures toutes aussi rocambolesques qu’impromptues durant lesquelles elle se remet maintes fois en questions.


           (...) Le mois de septembre se passa beaucoup trop vite à son goût. Elle redoutait de plus en plus son retour au bercail, la rencontre avec sa mère. Elle ne la craignait pas question de l’autorité parentale et les points de vue qu’elle pourrait avoir sur sa vie mais elle redoutait ses pensées par rapport à sa grossesse : toute petite, elle lui avait enseigné qu’un enfant était un cadeau béni du ciel accordé à un couple ou à une femme si elle était seule qui ne devait que s’accommoder à ce tournant de la vie. Sa mère lui avait toujours dit qu’un enfant devrait être aimé quelles que soient les raisons qui entouraient sa conception. Bon sang! Elle avait été élevée dans une famille catholique pratiquante, de surcroit haïtienne avec des valeurs sociales très strictes; sa mère était d’une certaine ouverture d’esprit certes mais comment allait-elle s’y prendre pour lui faire comprendre qu’elle n’avait aucune idée à quoi ressemblait le père de son bébé parce qu’elle avait eu recours à un donneur de sperme anonyme logé dans une éprouvette d’un laboratoire?
           Quand Henri l’appelait, il évitait soigneusement le sujet; elle lui en était très reconnaissante pour cela. Thomas aussi l’appelait de temps en temps pour se tenir au courant de son état de santé. La veille de son départ, elle eut toute la peine du monde pour trouver un vêtement qui ne laissait pas deviner son état. Elle décida de magasiner quelques vêtements appropriés pour les prochains mois. A son arrivée à l’aéroport international Toussaint Louverture, ce fut Thomas qui vint la prendre pour la reconduire chez elle. Éreintée, elle ne prit même pas la peine de défaire ses bagages. Elle se dévêtit, prit une douche et se glissa dans son lit dans lequel elle dormit dix heures affilées.
                   La première personne qui lui rendit visite le lendemain de son arrivée fût Joanne. Elles avaient un air de famille très prononcée mais son extravagance était leur plus grand point de différence. Catherine, sans y penser, la reçut en déshabillé léger. Immédiatement après l’avoir embrassée, les yeux arrondis de Joanne se posèrent sur son ventre.
-Cat, dit-elle de sa voix légèrement nasillarde, n’est-ce pas que tu as grossi?
-Oui, s’empressa de répondre la concernée un peu décontenancée par cette entrée en matière. Ces quelques mois de vacances m’ont fait un bien fou. Pour les kilos en trop, le travail les brûlera facilement.
-Je ne te parle pas de calories ni de kilos pris en trop. Tu t’es arrondie à certains endroits du corps qui ne paraissent que trop éloquents! Insista-t-elle.
   Un silence chargé de non-dits s’installa entre eux. Catherine tordait nerveusement ses mains moites tandis que Joanne continuait son examen minutieux de sa silhouette qui se métamorphosait. Elle n’avait jamais eu l’idée de cacher son état. Allons! Elle n’avait pas de compte à rendre à qui que ce soit, du moins c’était ce qu’elle s’efforçait de croire pour se rassurer un peu. Elle ne s’attendait tout de même pas à affronter la fratrie si vite. Pour retarder le moment fatidique, elle se leva promptement pour offrir un rafraichissement à son invitée. Sa nervosité n’avait pas échappée à sa grande sœur. Dès qu’elle eut terminé son verre, elle attaqua :
-Tu es rayonnante. Il y a quelque chose qui a changé en toi mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.
      Catherine s’efforça de se ressaisir en expirant une bouffée d’air frais. S’il était vrai qu’elle avait toujours eu les formes assez féminines et généreuses, son ventre plat, affermi par les exercices qu’elle faisait régulièrement chaque matin avant son départ, ne risquerait pas de la trahir avant quatre à cinq mois. Elle se croisa les jambes pour se donner une contenance avant de répondre à Joanne tout en soutenant son regard :
-Je crois que cela vient du fait que je me prends en main ces temps-ci. Ma chère Joanne, je crois que j’ai été gagnée par la fièvre de la coquetterie. Il n’est jamais trop tard pour cela je crois.
              Joanne la regarda un moment, effarée avant de faire résonner un rire franc. Catherine retint de justesse un soupir de soulagement. Après l’échange de quelques banalités, Joanna prit enfin congé d’elle. En fermant la porte, Catherine poussa un profond soupir… de  grande détresse cette fois-ci. Elle n’avait jamais envisagé de cacher sa grossesse à sa famille. Elle passa lentement sa main sur son ventre légèrement arrondi. Non! C’était une décision mûrement réfléchie. Elle avait fait un choix, autant en assumer les conséquences. Pourtant, elle se voyait mal se présenter devant ses parents, surtout sa mère, pour les annoncer qu’elle attendait un enfant dont elle ignorait jusqu’à l’identité du géniteur mais que les principales caractéristiques qu’elle connaissait de lui suffisaient pour dire qu’elle avait de bonnes gênes en elle! Elle eut un rire sans joie. Elle avait l’habitude de gérer les situations de crise, elle avait des solutions aux problèmes les plus complexes, proposait des alternatives. Mais quelle serait l’issue de cette situation qu’elle s’était créée; qui la protègerait, elle, contre sa famille?
               Elle se rendit chez ses parents un dimanche après-midi. Le plus souvent, Henri, Martine et Stéphanie, ses sœurs ainsi que leur petite famille dînaient chez leurs parents au moins un weekend par mois. Quand elle était arrivée, ils étaient encore à la salle-à-manger où régnait une atmosphère de fête. Elle ne se fit pas annoncer. Elle préféra attendre au salon afin de se préparer mentalement à un éventuel affrontement. Elle devait briser la glace ce jour même et arrêta de se torturer les méninges par la même occasion. Une vingtaine de minutes s’écoulèrent avant qu’ils y viennent à leur tour. Ils se montrèrent surpris du fait qu’elle ne les avait pas rejointe à table, tandis qu’Henri fuyait son regard, Joanne chuchota hâtivement quelques mots à ses sœurs en arrière-plan. Mathilde, comme toujours, l’accueillit avec un sourire éblouissant. Elle l’embrassa chaleureusement sur ses deux joues, Paul fit de même. Ils s’installèrent tous autour d’elle quelque part dans le salon. Catherine se sentait telle une victime dans le box des accusés en face de membres du jury qui ne demandaient pas mieux que de la condamner. Elle prit le temps de respirer avant de se réprimander mentalement : «  tu dramatises là, ils ne savent pas ce que tu vas dire ».
-Comment a été le séjour là-bas? demanda Mathilde avec un curieux éclat dans ses yeux.
-Très bien. Le séminaire était très intéressant, Toronto est une ville très attrayante. Je vous ai apporté des petites choses. Ils sont dans les sacs près de la console.
         Tout le monde se partageait bruyamment leurs trouvailles dans une atmosphère qui s’apparentait aux fêtes de fin de d’année. La jeune femme profita de cet instant pour essayer d’attirer l’attention d’Henri mais celui-ci s’obstinait à fuir son regard. Elle se sentait déçue mais soulagée d’un autre côté, elle serait moins déstabilisée. Quand le calme revient peu à peu dans la pièce,  elle se jeta à l’eau sans bouée de sauvetage.
-Maman, papa et ma très chère famille, je n’irai pas par quatre chemins pour vous annoncer que vous seras grands-parents d’ici Pâques l’année prochaine.
      Mathilde poussa un cri de stupeur, son père la fixa avec des yeux exorbités et tout le reste de la famille fut parcourut par un sursaut de surprise.
-Quoi? Lança celle-ci d’une voix suraigüe.
      Cela n’annonçait rien de bon. Aussi prit-elle tout son temps pour parler avec une voix monocorde sans  émotion en annonçant de nouveau qu’elle attendait un enfant.
-Tu es donc enceinte? reprit sa mère d’une voix blanche.
-Oui. La famille aura donc un membre de plus, répondit-elle sans détour, sentant son assurance revenir peu à peu. Je sais que je vous prends au dépourvu mais c’est comme ça. Je vais bientôt devenir maman.

             La suite dans le livre qui est en vente sur Amazon. Le lien est accessible depuis mon blogue. Bonne lecture!
Alexa Madrexx

2 commentaires:

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