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mardi 13 novembre 2018

Extrait de la deuxième édition "Forfait parental tout inclus"


(...) Catherine se sentit désolée pour lui. Elle l’avait déjà vu en compagnie d’enfants et avait pu constater le bonheur que cela lui procurait. Elle regrettait son manque de tact.
-Daniel, je suis vraiment navrée.
-Épargne-moi ça tu veux bien! rétorqua Daniel en se levant brusquement du canapé.
          Elle demeura assise, ne sachant comment réagir. Il alla se poster devant la grande fenêtre à carreaux qui donnait sur l’entrée principale, lui donnant ainsi dos. Elle compta jusqu’à dix mentalement pour s’exhorter au calme avant de décider de rompre le silence.
-Viens t’asseoir près de moi, lui demanda-t-elle d’une voix très calme teintée de tendresse et surtout de compréhension. 
        Daniel se retourna. Son expression était indéchiffrable, ce qui empêchait à Catherine de mettre une émotion sur ses traits figés. Il se résolut enfin à revenir s’installer près d’elle.
-Tu rayonnes tant, tu respires la vie. Tu es si belle et si bonne Catherine!
        Pour la seconde fois, la sincérité qu’exprimait sa voix la frappa. Elle eut un petit rire nerveux.
-Tu sais que tu m’étonnes vraiment, finit-elle par dire en battant les cils. Pourquoi me dis-tu tout ça?
         Il se contenta de lui prendre sa main dans la sienne et de soutenir son regard inquisiteur. Elle sentit une onde de chaleur l’envahir entièrement. Il dut le ressentir lui aussi, car un éclair qu’elle ne put déchiffrer passa fugitivement dans ses yeux bruns. Catherine réalisa alors qu’elle ne lui laissait pas indifférente. Elle était prête à reconnaitre qu’il lui faisait un effet étrange qu’elle ne s’expliquait pas.
-Tu sens bon, lui dit-il enfin.
-Je pensais exactement la même chose, lui répondit-elle en souriant. 
          Daniel déposa un baiser sur sa joue. Elle ferma les yeux, ne bougea pas. Il lui prit le menton de sa main libre  pour lui faire tourner la tête dans sa direction. Il passa lentement son pouce sur ses lèvres comme s’il guettait sa réaction. Catherine ne s’y déroba pas. Donc, il se pencha pour déposer ses lèvres sur les siennes. Au début tendre et chaste, le baiser fut un ensuite une délicieuse joute où leurs langues et leurs souffles se défendirent sans retenue. Le corps de la jeune femme s’embrasait comme jamais il ne l’avait été. Elle se rapprocha instinctivement de lui et put constater avec délice que celui de Daniel commençait à réagir lui aussi. Elle se sentit soudainement audacieuse : elle prit l’initiative de passer une jambe par-dessus les siennes et il l’encouragea en la ramenant un peu plus vers lui pour la faire asseoir à cheval sur ses genoux. En épousant la forme de son corps au sien, la bosse que sentit Catherine au creux de ses reins lui fit émettre un gémissement de plaisir auquel il fit écho. Il se donna la liberté de lui caresser le dos, descendit les mains jusqu’à ses fesses qu’il agrippa d’un geste brusque pour la plaquer davantage contre lui. Cela lui arracha un cri et elle se colla davantage contre lui. Satisfait de sa réaction, il fit glisser une des bretelles de son déshabillé puis déposa un baiser sur la naissance d’un de ses seins. Elle se raidit tout en gémissant de plus belle. Daniel poussa un juron inintelligible avant de dire d’une voix rauque :
-Tu as le don de me rendre fou.
           Cette phrase ramena soudainement Catherine à la réalité. Il sentit qu’elle lui échappait et la retint.
-Ça risque de devenir compliqué si l’on va plus loin, lui dit-elle d’une voix hachée par l’émotion que venait de lui susciter ce délicieux corps-à-corps.
-C’est déjà très compliqué, lui répondit Daniel d’une voix aigre à son grand étonnement. As-tu la moindre idée du temps que cela m’a pris pour te faire comprendre ce qui s’est passé ce soir?
         Elle décida de se lever, tout en rajustant son vêtement pour clarifier ses idées et maintenir une distance sécuritaire entre eux. Si Daniel était frustré, elle était contrariée et furieuse contre elle-même. Comment la situation entre eux avait-elle pu prendre une telle allure? Comment avait-elle pu être autant attirée par lui sans jamais s’en rendre compte? Malgré elle, elle se remit à penser au bref baiser que Thomas et elle avaient échangé deux mois auparavant à Toronto : s’il lui avait suscité un élan de tendresse, celui de Daniel avait allumé un incendie! Elle rit silencieusement. Si elle avait su qu’il fallait être délicieusement enrobée pour attirer la gent masculine, elle serait tombée enceinte plus tôt! Eh bien, si elle pouvait avoir de telles pensées, elle n’était vraisemblablement pas elle-même ce soir. Elle le sentit approcher. Elle se retourna prestement pour croiser son regard. Ce qu’elle y découvrit la bouleversa au plus haut point, d’autant plus qu’elle n’avait jamais douté un instant qu’il pouvait avoir un quelconque intérêt pour elle. Derrière lui, elle constata que l’horloge murale indiquait vingt-trois heures trente-cinq. Elle habitait dans un quartier bien commode, à Carrefour Clercine, mais elle savait qu’il n’était pas toujours prudent de s’aventurer  tard dehors surtout quand le chemin du retour se faisait seul. Il habitait proche de « La Main Tendue ».Les rues de la capitale n’étaient pas aussi sûres qu’elles semblaient l’être ces derniers temps.
-Il se fait tard, Catherine simplement.
Copyright @2017, Alexa Madrexx. 2ième édition 2018

Premier roman: 2ième édition, nouvelle couverture et correction



           L'avantage d'être à son compte, c'est qu'on a une certaine latitude. On n'a pas à demander la permission à une tierce personne pour effectuer les changements concernant son ouvrage. Mais, détrompez-vous! Ça requiert tout de même davantage d'investissement en terme de temps, d'écoute, d'attention, etc... C'est comme être entrepreneur. Il faut remplir tous les rôles des personnes impliquées dans les métiers de la maison d'édition, sauf que vous êtes tout seul face à votre livre!
           Bref! Mon livre a changé d'apparence bon nombre de fois. Non pas par caprice mais pas adaptation. J'avais fait appel à un graphiste; bien que le produit final me convenait, il m'avait donné du fil à retordre au moment d'auto-éditer mon ouvrage. J'ai dû improviser. Une bonne étoile m'a sauvée. Fiou! Ceci est la couverture finale de mon premier roman. Plusieurs diront qu'elle n'est pas parfaite, mais elle me convient. Elle traduit l'essence de mon histoire et laisse planer un certain mystère. je laisserai le les lecteurs percer à jour. J'ai fait le choix de m'en tenir là pour la simple et bonne raison de pouvoir non seulement tourner la page, mais également changer de livre au sens propre. Cela fait deux dans que cette histoire perdure. Il est grand temps d'y mettre un terme. 
              J'aime bien Catherine Abellard et son monde loufoque, toutefois il est temps de dramatiser un peu. Pourquoi pas carrément assombrir l'horizon? Chut... je n'en dirai pas plus. À bientôt, pour de nouvelles aventures!
Alexa Madrexx



dimanche 4 novembre 2018

Découverte d'une nouvelle passion


               Durant l'été, j'ai traversé une période de blues assez longue. Ma thérapeute, -oui j'ai consulté- m'a conseillé de remplacer les idées noires qui nourrissaient l'énorme orage sombre au dessus de ma tête par d'autres plus colorées. Comme je n'y arrivais pas, j'étais trop imaginaire ou trop bouillonnante côté cérébrale, elle m'a suggérée de trouver un hobby ou passe-temps qui respectait mes limites physiques. Mine de rien, j'ai pris goût à la photographie. 
                     J'admirais déjà les oeuvres d'autrui: je soulignais leur talent, j'imaginais ce qu'ils pouvais ressentir quand leur regard captivait l'image qu'ils immortalisaient derrière l'objectif de leur caméra. Je suis une amante de la nature, de la flore et de la faune. Nulle besoin de vous dire que je venais de discerner mon hobby: la photographie. J'avais mon iPhone. Je ne me contentais plus de prendre des photos de manière aléatoire; je vivais l'expérience. Ça m'a transformée. Et, au fil des semaines, ma thérapie s'élevait à un autre niveau. La photographie m'a amenée à socialiser à nouveau; je n'avais pas fait cela depuis ces quatre dernières années. Quatre ans depuis ma blessure, quatre ans d'enfer qui avaient changé ma vie à tout jamais!
                     Waouh! J'ai prévu de vous parler de la photographie et je vous ai dévoilé une facette de moi-même! Telle est le mantra de L'alcôve d'Alexa Madrexx. On y entre pour prendre le thé ou le café, puis les langues se délient.
               Je vous laisse avec quelques photos que j'ai prises cet été au festival des montgolfières de Saint-Jean-Sur-Richelieu. Je les soumets à votre appréciation. Bon dimanche et bonne semaine! Bon mois de novembre!
                        Cordialement vôtre,
Alexa Madrexx











 

samedi 3 novembre 2018

Une éternité...


Bonsoir mes chers lecteurs,
       En ce premier week-end du mois de novembre, j'effectue un retour sur un blogue sur lequel j'ai été absent pendant tout l'été. Cela n'a pas été volontaire de ma part. Ça m'a paru une éternité. Une éternité durant laquelle j'ai mené des batailles dans ma vie personnelle, professionnelle, la maladie m'a bien malmenée; un été très chaud et humide qui m'a mise k.O à maintes reprises. Oui cela m'a paru des années-lumières. C'est fou comme les moments d'épreuves perdurent dans le temps tandis que les instants de bonheur se dissipent comme les éclairs dans le ciel. 
      Même si j'ai eu bien du mal, je ne suis pas restée totalement tapis dans l'ombre. J'ai revisité mon roman: il a été relu maintes fois, corrigé et approuvé. De plus, il a eu droit à une nouvelle couverture personnalisé. Pas mal, hein? "C'est en forgeant qu'on devient forgeron", non? Cela m'a permis de livrer une meilleure version du premier livre qui avait besoin d'un bon rafraichissement. 
       Je ne ferai pas de promesses pour éviter de les briser. Tout ce que je peux dire, c'est que vous aurez la preuve de mon dévouement par mon passage ici, sur ma page Facebook "Les émotions contradictoires d'Alexa Madrexx" ainsi que mon compte Instagram. 
       En attendant, j'avance lentement mais sûrement en vous dévoilant un peu de moi, une publication à la fois.
Cordialement vôtre, 
Alexa Madrexx

vendredi 1 juin 2018

Dernière parution et extrait d'une nouvelle... Surprise!


          Coucou mes lecteurs! Sans préambule je vous présente mon dernier né. C'est un petit recueil de nouvelles disponible sur Amazon en format ebook seulement. Je sais, je sais que je suis cachotière des fois. Je n'ai pas soufflé mot parce que j'ai passé un mois de travail infidèle et irrégulier à bosser là-dessus. Entre ma santé capricieuse et mes blues humoraux, j'en ai pour mon argent. Tout ça pour dire que j'ai pas tenu à balancer des dates ici et là pour finir par être stresser par un éventuel non respect d'échéancier. C'aura été un manque de respect envers vous et surtout envers moi-même. L'écriture est pour moi avant tou une passion mais elle est devenue une thérapie. Dans cette optique, elle émane de moi quand mon corps est en total harmonie avec mon esprit; ce qui arrive très peu en raison de mes problèmes de santé chronique, entre autres la douleur et la migraine chroniques. Bref! les dés sont lancés! "Frénésie du monde moderne est en vente à 0,99 euros; les autres devises sont calculées selon les sites hôtes d'Amazon utilisés.
        Trêve de bavardage! Je vous laisse sur un extrait pimenté (à l'haïtienne cela signifie excitant, vibrant et surprenant haha) de ma vision de ce monde plongée accaparée par l'illusion de la vie d'autrui tout en oubliant de vivre sa propre existence. 


Extrait

*
"Frénésie du monde moderne"
*
Jeu sensuel

         Sandra coupa le contact du moteur de sa berline Cadillac et un bouton sur le trousseau de clef lui permit d’actionner le mécanisme de fermeture de la porte du garage. Les talons de ses chaussures Louboutin résonnèrent tandis qu’elle remontait l’allée centrale pour se diriger vers sa luxueuse demeure dans un quartier huppé sur la rive-sud de Montréal. Loin d’avoir un visage attrayant, elle avait les traits assez délicats pour être qualifiée d’agréable. Ses cheveux roux encadraient son visage au teint pâle qu’elle ne maquillait presque jamais sauf pour les grandes occasions. Son apparence était agrémentée par les tenues griffées qu’elle portait et les bijoux et qui témoignaient son style de vie aisée. Dans le vestibule, le miroir joliment travaillé dans un cadre de chêne accroché en haut de la console lui refléta le visage maquillé d’une femme aux joues colorées par l’air frais. Elle rentrait d’une réunion de parents du collège catholique de ses filles préadolescentes. Elle sourit à l’évocation de ce souvenir tout en passant un doigt parfaitement manucuré sur ses lèvres colorées par un rouge à lèvre qui faisait sortir la couleur de ses yeux vert émeraude. L’effleurement de ses lèvres lui rappela un baiser. Ce jour n’était pas un jour ordinaire bien qu’elle rentrait de l’école des enfants. Sandra se débarrassa de ses chaussures et de son tailleur austère qui dévoilèrent des sous-vêtements affriolants de couleur carmin en dentelle. Mise à part les deux employés de la maison, elle était seule. Son mari était en déplacement à l’étranger pour affaire. Il l’appelait religieusement tous les soirs; quand il ne la trouvait pas au bout du fil, des messages textes suffisaient. L’essentiel de leurs conversations portait sur ses journées comme femme au foyer et directrice d’une association caritative en plus des nouvelles de leurs deux filles. Il lui rapportait des présents de son voyage pour les filles et elle. Cette vie rangée lui convenait. Elle avait toujours été simple, effacée et organisée jusqu’à ce qu’elle rencontrât Josué. Elle passa une robe par dessus ces sous-vêtements. Elle prit soin de se démaquiller pour éviter d’alimenter des commérages des employés. Elle prit son ordinateur et son téléphone puis s’enferma dans son bureau. C’était l’une de ses pièces préférées de la maison. Sandra y passait des longues heures à gérer son association. Du moins c’était ce que tout le monde croyait. Elle sourit du coin des lèvres lorsque la page d’accueil du blogue de Trish s’afficha sur son écran. Quand Sandra s’enfermait dans sa bibliothèque, elle n’était plus la parfaite maitresse de maison, mère de deux enfants et épouse aimante, qui faisait l’amour à l’horizontal avec son mari sous les couvertures dans le noir. Sandra devenait Trish. Sur l’écran, le profil d’une belle rouquine s’imposa à sa vue. Un masque noir en soie lui cachait ses yeux parfaitement maquillaient tandis que ses lèvres carmins mimaient un baiser. Sa chevelure rousse était ramenée vers l’avant pour couvrir les mamelons de sa poitrine dénudée. On ne pouvait pas faire le rapprochement avec Sandra parce que le photographe qui avait pris les photos avait bien travaillé la prise de vue; les jeux d’ombre et de lumière jetaient un mystère sur son identité. (..)
 

         Le lien est disponible dans l'onglet "mes livres publiés". Le widget sera ajouté au blogue ultérieurement. N'oubliez pas que les livres des auteurs indépendants ont besoin de vos étoiles pour briller auprès des lecteurs potentiels. Je vous souhaite à tous un très bon weekend!

Cordialement, Alexa Madrexx
         

Dans la ligne de mire des critiques

                   Bonsoir mes lecteurs!Héhé! J'ai accroché bien des regards avec mes émoticones, vous reconnaissez sans doute ces bonhommes  ou "smilles" initiés par le réseau social Facebook pour résumer une émotion en un clic. Telle est la raison de leur présence en tête de page mais quel est le lien avec le titre? J'y arrive. Depuis l'avènement des réseaux sociaux et des téléphones intelligents, la communication a pris un autre tournant. En effet, au delà des mots nous pouvons partager des photos, vidéos, se filmer en direct, publier des commentaires et le plus important faire part de notre opinion.
                    Une des choses présentes avec la tendance des émoticones, c'est la facilité avec les gens  jugent les autres uniquement avec ce qui leur passent sous les yeux. Je passe directement au terme "critique" parce que je ne m'étendrai pas sur les différents types de commentaires sinon il faudra que je publie des textes sur plusieurs jours. Un article sera insuffisant dans pareil cas. Les gens ne font pas seulement que commenter, ils incendient la toile internet avec leurs critiques. Plus qu'une simple coïncidence, je constate que la joute verbale entre internautes ayant des opinions divergentes s'éloigne du sujet au point que je ne sache plus les origines des pourparlers. Cela vous semble t-il familier? Une publication sur un profil public m'a plongée dans une profonde réflexion dernière après avoir ri un bon coup. Elle disait ceci:"aviez-vous remarqué que les émoticones de Facebook se définissaient de la même manière qu'évoluait une relation?" Après avoir rigolé, j'ai promené mon regard de gauche à droite assez rapidement. Je vous jure que je n'ai pas ri la deuxième fois. Je ne tiendrai pas rigueur aux sceptiques qui clameront que ce n'est que pure coïncidence. Toutefois, il est bon de souligner que toute une équipe d'experts sont derrière la conception de ce genre de plateforme. Ils savent comment cibler un maximum d'auditoires, leur temps de réponse, leur motivation etc.. Les hommes et les femmes qui ont conçu cette machinerie complexe (Facebook, Twitter ou Instagram, peu importe hein car je ne cible aucune plateforme particulière) ne jouent pas aux échecs pour élaborer un réseau aussi sophistiqué. 
                   Certains se défendront en clamant la liberté d'expression. Seulement, il est toujours bon de rappeler que cette liberté n'est pas synonyme d'impunité et de laissé-allé. Nous ne devons pas détruire l'autre sous prétexte que nos opinions divergent. Et si la tête de quelqu'un nous enfle, nous pouvons choisir de ne plus le suivre tout simplement. Ah! le monde aura été bien plus agréable. Faisons preuve d'un peu de tolérance envers les uns les autres.
Cordialement, Alexa Madrexx

crédit photo: émoticones de Facebook/fans de facebook.

dimanche 20 mai 2018

Les idées préconçues gouvernent le monde

  
           Bonjour à vous mes chers lecteurs! Avant que plusieurs d'entre vous poussent des soupirs excédés sur un air de déjà vu ou que d'autres changent de registre, je tiens à vous prévenir que le sujet que je vais aborder aujourd'hui sera tout sauf ennuyeux. Attachez vos ceintures et suivez-moi pour la visite guidée! L'idée m'est venue suite à la lecture de plusieurs publications médiatiques qui ont découlé du mariage royal du Prince Harry et de l'actrice américaine Meghan Markle. Ah ah! Je retiens votre attention ou plutôt je vous embête une fois de trop avec une chronique qui a défrayé les médias de la planète ces dernières semaines. Pas de panique! Je vous avoue que moi aussi j'ai boudé la frénésie mondiale des préparatifs du mariage royal. Déjà à dix miles lieux de ces saintetés ajoutés à mes problèmes personnels, j'avais des chats plus prioritaires à fouetter... jusqu'à ce vendredi dernier quand j'ai appris que la mère de Meghan Markle était noire. Deux minutes plus tard, j'avais déjà plus de dix recherches en photos entamées sur la biographie de ses parents et des interviews clés de cette actrice américaine qui n'était pas si populaire que ça jusqu'à ce qu'elle fréquente le prince charmant. Plus encore, l'une des phrases que Meghan Markle a dit en entrevue a retenue mon intention et se présentait comme ceci:"je n'étais pas assez blanche pour obtenir un rôle principal de personnage blanc ni assez noire pour être crédible dans ce rôle non plus" (traduction libre). J'étais ahurie! Quoi? Je ne savais même pas qu'elle était métisse! Comment était-ce possible qu'on lui rappelât sans cesse ses origines ethniques? Dans un monde imparfait comme le nôtre c'est chose courante. Bien entendu, j'ai pris le temps de bien la scruter pour découvrir ses traits afro-américains. Étonnant n'est-ce pas?
            Ce n'est pas seulement l'avènement d'une afro-américaine dans la famille royale britannique qui m'a conduite à écrire cet article. Parmi les innombrables articles, vidéos publiés en ligne, les commentaires de l'un des internautes en particulier a retenu mon attention. Il lançait la réplique à des gens qui trouvaient que les médias encensaient trop Meghan Markle parce qu'elle était la métisse à intégrer une famille royale en Europe. Je dois préciser que l'internaute en question est un américain blanc (je devais préciser) qui a répondu ceci: " c'est tout de même ironique de constater à quel point tout le monde s'extase que Meghan Markle est extraordinaire parce qu'elle est la première personne biraciale à intégrer une famille royale, une position sociale au sommet de la pyramide. Tout cela parce que le teint de sa peau se rapproche davantage de la race caucasienne alors que d'un autre coté nous avons eu monsieur Barack Obama qui lui aussi est née d'une union biraciale. Toutefois son teint était plus foncé, le monde l'a acclamé comme le premier président noir américain alors qu'il était métis lui aussi" (traduction libre par moi-même de l'anglais américain). Le commentaire m'a soufflé car il m'a confrontée à ma propre ignorance: je n'avais pas réalisé à quel point j'étais enlisée dans ce stéréotype. Obama a toujours été pour moi un homme noir de grande envergure. Suis-je au courant de sa biographie? Oui. L'ai-je considéré comme métis? Non pas jusqu'à aujourd'hui. Vous imaginez à quel point j'ai été sidérée par cette révélation à moi-même. Je suis noire moi-même et je suis haïtienne. Malgré tout, une personne métisse a été dans mon esprit une personne à la couleur pâle. Comment puis-je me considérer comme une personne avec une ouverture sur le monde et ses valeurs multiculturelles et sociales si mes pensées sont catégorisées en silos?
             Vous êtes toujours là? Si je vous ai perdus en cours de route, je vous rattrape car je tiens à ce que nous terminons cette visite guidée ensemble. Désormais, je ne considèrerai plus une personne noire par la quantité de la mélanine visible qu'elle présente. Sinon comment puis-je espérer que les autres peuples nous voient différemment si mes idées sont si fragmentés? Alors mes lecteurs, dites avec moi: oui Meghan Markle est la première métisse afro-méricaine qui a intégrée la famille royale britannique mais Barack Obama a réécrit l'histoire en devenant le premier métis afro-américain à devenir le président du pays le plus puissant au monde. Si vous êtes plus arrêtés dans vos idées, (c'est votre droit le plus intime!), j'espère vaincre vos dernières réticences en vous affirmant que la plupart d'entre nous, noirs, sont issus d'un métissage parmi nos ancêtres. Et notre histoire est fascinante!
  *** crédit photo: http://ismahane.centerblog.net/rub-le-monde-en-noir-et-blanc-3.html
Cordialement, Alexa Madrexx
       

Extrait de la deuxième édition "Forfait parental tout inclus"

(...) Catherine se sentit désolée pour lui. Elle l’avait déjà vu en compagnie d’enfants et avait pu constater le bonheur que cela lui p...